|
|
|||||
|
514
|
REGISTRES DU BUREAU
|
[i565]
|
|||
|
|
|||||
|
DCCXVI. — Lettres du Roy pour l'ellection de deux Eschevins. Pour la reception de deux Eschevins nouveaulx.
16 août 1565. (H 178a, fol. 3i6 v°, 322 r°.)
|
|||||
|
|
|||||
|
A noz tres chers et bien amez les Prevost des Marchans el Eschevins de nostre bonne ville de Paris.
De par le Roy.
" Tres chers et bien amez, ayans consideré que le temps aproche auquel se doibt faire l'election de deux. Eschevins nouveaulx pour succeder au lieu de ceulx qui ceste année doibvent sortir de charge, et desirans que ceste eslection là se face en la forme et pareille liberté qu'il en a esté usé par le passé, et mesmes que à lad. charge soient principallement appellez des plus notables marchans de la Ville, sages, prudens et amateurs du bien d'icelle et de la conservation du repos publiq, nous avons bien voullu vous faire entendre quel est en cela nostre desir et intention, suyvant lequel nous vous mandons et ordonnons que vous procédez et tenez main qu'il soit procedé à lad. eslection avec la sincérité requise. Et si tost que le scrutine aura esté arresté et cloz et scellé, portez le à nostre tres cher et amé cousin le mareschal de Montmorency, Gouverneur et nostre Lieutenant General à Paris et en l'Isle de France, lequel le nous envoyra incontinant après, ainsi que nous luy escripvons, pour estre par nous choisi ceulx des esleuz qui y deveront entrer en lad. charge, et vous en faire incontinant savoir nostre intention, mais n'y faictes faulte, car tel est nostre plaisir. Donné à Dacqz, ce xvic jour de Juillet mil vclxvM.Signé : CHARLES.
Et au dessoubz : Bourdin.
Receues par les mains de monseigneur le mareschal de Montmorency, le xvi" Aoust v° ixv.
■ "Sire, pour 'proceder, ce jour, à l'election de deux Eschevins au lieu de ceulx qui ont faict leur temps, nous avons appellé avec les xxmi Conseillers et seize Quarteniers de ceste Ville des pre-
|
miers de voz officiers et plus notables bourgeois et marchans de cested. Ville, el après avoir tous ensemble communiqué pour faire eslection de personnes desirans le bien de voz affaires, l'observation de voz edictz et ordonnances, la paix et repos publiq, les voix de l'eslection sont tumbez sur plusieurs denommez au scrutine, lequel a esté incontinant porté à monseigneur le mareschal de Montmorency, vostre Lieutenant et Gouverneur de cested. Ville. Et comme nous acLendions que mond. sr le mareschal deust ouvrir led. scrutine et recevoir ceulx qui. ont la pluralité des voix, il nous a baillé la lectre qu'il a pleu à Vostre Majesté nous escripre, par laquelle vous ordonnez led. scrutine vous estre porté; suyvant laquelle lectre mond. srle mareschal le vous envoyé. Et pour ce, Sire, que nous congnoissons la bonne volunté et affection des esleuz, dédiez du tout au service de Vostre Majesté, bien et repos de voz sub-jeetz, nous sommes contrainctz pour nostre devoir supplier très humblement Vostred. Majesté voulloir avoir agreable lad. eslection, et par ce moyen confirmer à ceste Ville, cappitalle de vostre royaulme, les previlleiges d'eslire cy devant donnez par voz predecesseurs, et par vous plusieurs foys confirmez.
"Sire, nous supplions le Createur donner à Vostre Majesté cn parfaicte joye tres longue et tres heureuse vie. A Paris, ce xvi0 jour d'Aoust mil vclxv."
Voz tres humbles et tres obeyssans subjeetz et serviteurs, les Prevost des Marchans et Eschevins de la ville de Paris.
Le mercredi, XXIXe jour d'Aoust, l'an mil cinq cens soixante et cinq, ont esté apportées lectres missives du Roy, dont la teneur ensuit:
De par le Roy.
"Tres chers et bien amez, nous avons receu vostre lectre du xvi0 de ce moys, avec le scrutine'2' que
|
||||
|
|
|||||
|
O Ces lettres, ainsi que la réponse de f Échevinage, ont été reproduites et commentées par M. Paul Robiquet, Histoire municipale de Paris, p. 528, 529.
(2' Les scrutins pour la nomination des nouveaux échevins n'avaient plus lieu que pour la forme; le Roi imposa, comme en 1564 , les élus de son choix ; cette tendance à faire prévaloir une autorité despotique apparaît d'une façon bien évidente dans la lettre que Catherine de Médicis adressait, le 21 août, au maréchal de Montmorency, où elle lui mandait : s Vous verrez par la lettre que le Roy monsieur mon fils vous escript présentement quelle est l'election qu'il a faicte des dejx eschevins de Paris qu'il veult succéder au lieu de ceulx qui ont faict leur temps.» (Cf. H. de la Ferrière, Lettres de Catherine de Médicis, t ll, p. 313.)
|
|||||
|
|
|||||